mercredi 27 juin 2007

Marilyn Manson: "the Golden Age of Grotesque" (2003) le concept


Cet album est le 5e.
L’art du grotesque, c’est une ère où il est question de réhabiliter la notion d’art dangereux ou d’art dégénéré
Après avoir été diabolisé, boycotté, puis réhabilité grâce au film « Bowling for Columbine » de Michaël Moore, Marilyn Manson revient sur le devant de la scène avec cet nouvel album, lugubre, grandilocquent, apocalyptique et déjanté. Le style électro-industriel est exploré avec minutie.

avec Dita

Encore une fois, il arbore un nouveau look, aborde un nouvel univers, de nouvelles réflexions, mais aussi une nouvelle rencontre: Dita Von Teese. (Cette rencontre a incité Manson a montrer ses peintures. On peut voir ses toiles sur "www.marilynmanson.com"). En 2004 il a exposé ses toiles à Berlin et à paris (à l’hôtel Lutetia, réquisitionné par les nazis sous l’occupation. Etrange coïncidence). Les plus choquantes représentent Hitler ou des drapeaux nazis, car même si elles sont peintes avec une dérision évidente, ce genre d’image reste très subversif. Sur l’une d’elles, Manson rend hommage à Chaplin en le mêlant à Hitler qu’il transforme en personnage androgyne, clin d’œil au film « le Dictateur » dans lequel Chaplin parodie Hitler.
Sous son influence, il s’intéresse au rétro, à l’élégance de l’esprit cabaret européen de l’entre-deux guerres, les « années folles » où souffle un vent de joie, de liberté, et de créativité. Mais c’est aussi un élan de société soutenu par les intellectuels qui développe l’avant-garde, aime le Swing, adule Marlene DietrichL’Ange Bleu »), et Joséphine BakerLa revue Nègre »). C’est aussi l’époque où le look androgyne voit le jour (« La Garçonne » de Victor Marguerite), l’apparition du style Art-Déco, succédant au Cubisme, avant l’abstraction.
Tout cela se déroule sous la République de Weimar, après la défaite allemande, en 1919, et jusqu’en 1933. C’est le désir d’instaurer une nouvelle constitution et d’établir la démocratie dans le pays.
Berlin est le lieu de rencontre de tous les artistes. Ecrivains (Këstner), peintres (Müller, ou l’art de la caricature, Otto Dix, Eric Heckel, expressionniste, qui développe la gravure sur bois)
L’Allemagne vaincue est alors en plein désarroi social. Inflation, pauvreté, influence grandissante du parti nazi.
« Je me suis intéressé à la montée du nazisme, parce qu’elle n’est pas sans ressembler à ce que nous vivons, avec cette guerre en Irak et le retour en force des polices de l’esprit. Le plus effrayant est de constater que l’art en bénéficie toujours : il n’est jamais aussi fort et créatif que dans la réaction et la défense des libertés esentielles » (télérama, 2003)


En parallèle, la naissance du mouvement Dada en 1916, à Zurich, en Suisse (berceau des pacifistes et exilés qui fuient la guerre et les massacres et veulent renverser les valeurs, la morale et l’art. Ce mouvement envahit l’Europe puis les Etats-Unis.
Son chef de file, Tristan Tzara, avec Hugo Bail, explique dans son « Manifeste » que Dada est né d’un besoin d’indépendance, et de la méfiance envers la communauté. «
Nous ne reconnaissons aucune théorie. Nous avons assez des académismes cubistes et futuristes : laboratoire d’idées formelles. Fait-on l’art pour gagner de l’argent et caresser les gentils bourgeois ?
»
Cette impulsion, fondée sur la destruction de tous les repères, sur un profond nihilisme esthétique, et une critique acerbe et sarcastique de l’homme mécanisé, influencera Marcel Duchamp, inventeur des « Ready made » dans ses réflexions sur les canons de l’art. Ou comment dérouter le regard du public en lui présentant comme chef d’œuvre un urinoir…ou encore Schwitters qui puisa dans Dada l’inspiration de la technique des collages, baptisée Merz, avec toutes sortes de matériaux, détritus de la société de consommation, afin de refléter le chaos universel. Une méthode qu’utilisera le mouvement Pop Art dans les années 60. Marilyn Manson partage la vision du monde de Tzara et y puise des références.
Il suit le mouvement expressionniste qui lui permet de déformer la réalité pour atteindre une plus grande intensité expressive et ainsi provoquer chez les autres une véritable émotion. Tout ce qu’ a tenté de démontrer Nietzsche, qui n’a jamais cautionné l’antisémitisme et l’a même maintes fois condamné, mais dont les thèses furent récupérées et falsifiées à titre posthume par le parti nazi.
Tristan Tzara déclare, en 1918, qu’il faut tout anéantir à commencer par les mots et leur sens : « idéal, idéal, idéal / connaissance, connaissance, connaissance / Boumboum, Boumboum, Boumboum ». Marilyn Manson reprend ces onomatopées dans “Ka-boom Ka-boom” « I am, I am, I am so yours / Ka-boom, Ka-boom / I’d like to la la la la love you » et se proclame l’Arch Dandy of Dada.

Dada n’était pas seulement absurde, pas seulement une blague. Dada était l’expression d’une très forte douleur des adolescents. Né pendant la guerre de 14, ce que nous voulions, c’était faire table rase des valeurs en cours, mais au profit justement des valeurs humaines les plus hautes ». (Tzara)
Dada ne sera qu’une passerelle vers d’autres expériences, celle du Surréalisme. Presque tous les anciens Dadaïstes (Hans Arp, Man Ray, Max Ernst) le découvrent avec toutes sortes de supports. Enrichi même de politique Marxiste et des théories Freudiennes. Le mouvement Dada, abandonné en 1922, aura des échos avec les nouveaux réalistes (Klein, Niki de Saint-Phalle, César…).
Opposé à tout ce qui est rationnel, conformiste, logique ou moralisateur, le Surréalisme s’intéresse à l’inconscient et à ce que Freud appelle « sa voie royale », le rêve. Tenter de découvrir et de retranscrire l’envers réel de la pensée. « En l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale » (André Breton). Suivant le principe, il avait inauguré l’écriture automatique en publiant en 1920 les « champs magnétiques », une forme de jaillissement spontané et originel du langage. Un relâchement incohérent de l’esprit. Outre les répétitions et la déstructuration intraduisible des vocables, que l’on trouve ici pour la première fois chez Manson dans « This is the new (s)HIT »: « Babble Babble, Bitch Bitch, Rebel Rebel, PartyParty, Sex,Sex,Sex and don’t forget the violence , Blah Blah Blah, Get your Lovey-Dovey sad and lonely…Blah Blah Blah, everybosy sing along ». ou encore « Doll Dagga Buzz Buzz Ziggety-Zag , Godmod Grotesk Burlesk Drag ».
Manson semble également se livrer sur de nombreux titres de l’album à l’exercice de l’écriture automatique, et à son jeu dérivé, les Cadavres exquis. Dans « Slutgarden » («
le jardin des traînées »), « Je suis un magnétoscope funéraire de / Mémoire morte perdue et / Mon sourire est une barrière de chaîne / Que j’ai accroché / Aime l’ennemi / mon amour est trois ennemies ».
Idem pour « Spade » (« Pique ») : « Le grain de beauté a été emprunté et / Maintenant mon doux couteau rouille demain/ Je suis une confession qui attend d’être entendue / Brûle ta pluie vide sur moi / Soupire ton rythme mortel si doucement / Nous plions nos genoux / Sur l’autel de mon égo… » ou encore avec « The Bright young things » (« les jeunes choses radieuses »). « Nous serons les vers dans ta tarte aux pommes / Faux abus pour notre bio / Noirci nos propres yeux / L’herbe n’est pas plus verte de l’autre côté / Nous y mettons le feu »
Dans le même esprit, il bouscule l’orthographe « Perfekt, Grotesk, Burlesk », joue avec les mots « (s)AINT » (contraction de « saint » et de « rien »), « Scabaret » (le cabaret effrayant), ou « mObscene » (« la foule » et « obscene »).

Le démantèlement des paroles comme reflet de la décadence du monde. Manson mentionne Oscar Wilde, pour mieux souligner que l’obscénité est du côté des voyeurs et non de celui qui est regardé, jugé. En référence, bien sûr, au procès de moralité intenté au Dandy anticonformiste accusé d’homosexualité en 1895 dans l’angleterre Victorienne. Condamnation qui entraînera sa chute. Atmosphère fin de siècle (névroses, mélancolie, pessimisme et décadentisme). Wilde, c’est aussi l’extravagance comme ligne de conduite, une ironie unique, des traits d’esprit fulgurants d’intelligence et une théorie farouchement défendue, celle de l’Art pour l’Art. Dans la lignée de Théophile Gautier, il sera le chef de file des esthètes au service du beau absolu. « La vie imite l’art bien plus que l’art n’imite la vie ».
Manson pousse l’idée encore plus loin : « Maintenant je ne suis pas un artiste / Je suis un putain de travail de l’art » (« (s)AINT »).
Oscar Wilde, une fois sa lourde peine purgée, renaîtra en France sous une nouvelle identité, Sébastien Malmoth (pseudonyme emprunté au roman de Charles Maturin « Melmoth the Wanderer » (fondateur de la littérature Gothique).
La fascination de ce courant pour l’atmosphère angoissante des décors revisités au quotidien donnera naissance au grand genre « Fantastique » et « d’épouvante » incarné par Lovecraft au XXème siècle. Une œuvre qui a bercé la jeunesse et l’univers onirique du jeune Brian Warner.
« Para-Noir » en écho avec Dita, nous fait entrapercevoir les tourbillons frelatés d’absinthe des spectacles du début du XXème, à Paris. Le cancan endiablé de la Goulue, période Moulin Rouge et Toulouse-Lautrec. Et le spectacle des sœurs siamoises Daisy and Violet Hilton, ces anglaises qui fixent les belles heures du Vaudeville (« Vodevil ») américain des années 30. Un genre mariant diverses formes de performances théâtrales. On peut les voir dans le film de Tod Browning, « Freaks » (1932). Manson adore ce film et fait apparaître leurs silhouettes sur la scène de la tournée « Grotesk Burlesk » : « ladies and Gentleman , Mesdames et Messieurs, Damen une Herren ». comme dans le film de Bob Fosse « Cabaret », avec Liza Minelli.
Le titre de l’album nous entraîne également dans l’univers festif des cabarets. Sur un rythme lent fait de « lalala » décadents, « The Golden Age of Grotesque » inaugure, selon Manson, le nouveau millénaire ou le « Dirty World Reich ». Un empire malsain. La fin des illusions et de la création.
Comme l’ascension d’Hitler en 1933 mettra fin à la République de Weimar et aux enthousiasmes artistiques qui l’accompagnèrent. Cette ère nazie qui, suivant ses propres critères, assimila les plus grandes œuvres à un « art dégénéré ». Exit le Dadaïsme, Cubisme, Expressionnisme, Fauvisme, Impressionnisme, Surréalisme et autres musique noires ou cinéma juif.
En réponse à ce bannissement inacceptable, Manson décrète en un jeu de mot : « We’re the Low Art Gloominati » (« Nous sommes l’art mineur ») en opposition à l’art majeur, héroïque et officiel prôné par le régime fasciste. Le « sombrimineux » associant en un oxymore l’obscurité, « gloom » aux Illuminati, « du latin « illuminer, savoir », l’organisation ultra-secrète qui gouvernerait le monde depuis le XIVème siècle. Une façon Luciférienne de signaler que la lumière provient toujours des ténèbres. Il propose le recul indispensable de l’esprit. De toujours regarder la réalité d’un présent, d’un état, d’une religion ou de quelconques règles que ce soient non du point de vue de ceux qui distribuent les cartes, mais de l’autre côté. Depuis la partie obscure. En marge. Un décalage nécessaire pour mieux appréhender le monde et ses incohérences.

Le livret de l’album dévoile un Manson au visage maquillé en noir, aux yeux et à la bouche cerclés de blanc, se regardant dans un miroir. Une attaque sans détours qui renvoie l’ensemble de la population du « pays de la liberté » le reflet de la ségrégation raciale qui a longtemps sévi sur le territoire. On n’autorisait pas par exemple les Noirs à jouer dans les premiers Vaudeville. C’étaient les Blancs qui se grimaient grossièrement pour interpréter les rôles.

« Il est plus important pour moi d’être créatif que célèbre » (Le monde, 2003).

Le shock logo : Une flèche dans un rond. Les mains levées avec l’index et l’auriculaire dressés, la débauche de violence et l’attitude de dictateur du leader sur « Dead to the World » (DVD de la tournée « Antichrist » de 96-97, l’engouement du chanteur pour le Berlin décadent des années folles ou encore sa fascination pour Nietzsche, la façon de haranguer les foules ne sont cependant pas plus inquiétantes que celle de tous les groupes de Metal et de Heavy metal. (Zappa, The Rolling Stones, Black Sabbath, AC/DC, Metallica, Guns’n’Roses, Rammstein, KoRn, Slipknot…)
Marilyn, en reprenant cet éclair, souligne juste sa filiation, de Bowie (pochette de « Aladdin Sane », visage du chanteur), son idole absolue à Kiss, le groupe culte de son adolescence. En se déguisant en nazi, il essaie de démontrer que la violence est restée présente dans le monde malgré leur disparition. Et il est toujours dangereux de manipuler des images aussi chargées d’émotion.

Le Look
Manson apparaît habillé avec un somptueux costume à veste longue et rouge (Monsieur Loyal), un chapeau melon,les fringues des autres musiciens se voulant très riches de cuit à la manière d’un uniforme futuriste. Tout l’emballage de l’album (réalisée par l’autrichien Gottfried Helnwein, peintre, photographe et sculpteur autrichien renommé) respire le luxe et le raffinement. La pochette est pourtant brutale, avec le visage brumeux de la bête dont les dents sont enfermées derrière un barrage de fil d’acier comme des barbelés.
Une autre montre le visage de Manson avec la bouche ouverte sur des dents métalliques dans une pose de rage proche du hurlement du loup garou et les pupilles fendues. Les photos intérieures, moins macabres que dans les autres albums jouent plutôt sur des couleurs nettes avec le gris et le rouge prédominants. On retrouve aussi le maquillage
« clownesque » (rouge à lèvres outrancier, yeux cernés de maquillage bleu, rose ou noir).
Sur scène il porte un corset et un pantalon tenus par des bretelles.
Le chapeau « Mickey Mouse » est un clin d’œil à la naissance du personnage créé par Disney, grand partisan du Dadaïsme, qui voulait combiner l’art simple (dessin, musique) et l’art noble (celui des musées). Démocratiser l’œuvre d’art pour en faire l’objet de tous.

ps: (je tiens à préciser que ces informations précieuses m'ont été livrées par l'excellent bouquin de Béatrice Nouveau "l'âge d'or des ténèbres" et divers articles trouvés sur le web, notamment les excellents sites sur Manson dont je donnerai la liste en conclusion. ma touche personnelle consistera en une analyse musicale des titres de l'album) ici une interview éclairante de Manson à la sortie de l'album

13 commentaires:

raymonde a dit…

Je vais revenir lire ce billet bientôt ! C'est qu'il y en a du matériel là-dedans.
A+ et bonne nuit

madame musique a dit…

te presse pas, ray, c'est long à lire...et puis cet après-m j'suis allée au ciné à pied, c'était agréable, j'ai vu "irina Palm", super film...avec marianne faithfull. bisous.

yepa a dit…

j'ai lu mais je vais relire , c'est tellement complet , super boulot , et les manson de vrais genies hors du commun , incroyable parcours . merci a toi . passe une tres douce soiree et nuit . gros bisous yepa .

madame musique a dit…

coucou yepa, j'essaie de faire çà bien. plus que 10 partitions à recopier (gasp!) pas grave, on a tout le temps...bisous mon amie.

madame de k a dit…

Faut que j'avoue : j'ai pas tout lu ... c'est tellement foisonnant ! Parce que sous prétexte de parler de MM tu nous fais un vrai cours d'histoire de l'art (et d'histoire tout court).
Je regrette qu'une chose : tu ne nous a rien mis à écouter ... parce que MM je connais pas du tout ... Je vais aller farfouiner chez radio blog !

madame musique a dit…

pas besoin de farfouiner mme de K, j'en ai posté 3 et je continue...à toute.

Kinishao a dit…

C'est un sacré travail que tu as fait ... à la fois complet et passionnant. Ce type est encore plus fascinant que je ne le pensais et sa démarche est vraiment très ... artistique !
Je reviendrai lire les analyses plus tard (je dois aller gagner de quoi payer ma connexion internet ...)

yepa a dit…

coucou , et merci pour ce travail , qui de plus sincerement m'interesse enormement , bon courage a toi mais je sais ta passion pour la zic et ce qui s'y rapporte , c'est aussi une des miennes . tres douce journée a toi . bisous affectueux mon amie . yepa

madame musique a dit…

merci, merci. c'est ma récré les dossiers, j'adore ces p'tites recherches. rendre attractif quelque chose qui pourrait ne pas l'être à priori. j'fais mon boulot, quoi, et j'sui contente que ça vous plaise.
je vous embrasse. au prochain post!

Anonyme a dit…

Marilyn Manson a rendu hommage durant l'année 2006 à un artiste de XXe siècle. Saurriez vous qui est cet artiste ???

madame musique a dit…

ouh là la colle!!!
il a rendu hommage à Lewis Carroll, à Brecht et Weil dans ses concerts quasi acoustiques en allemagne, mais aussi à des artistes comme Lennon ou Richards... mais est-ce que tu parles de l'histoire de "my chemical romance" ("the black parade", le plagiat?). bon, je donne ma langue au chat ;-)

Anonyme a dit…

Désolé, ma question est trés vaste j'avoue. En faite, il a posé fin 2006 pour rendre hommage à ce fameux artiste de XXe siécle, mais je n'ai pas plus de renseignements ...
Aucun rapport avec "my chemical romance" ou les autres groupes.
J'ai cherché sur de nombreux sites, mais il a tellement rendu d'hommages que c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin !! En revanche je retiens votre article car il est super complet et vous avez l'air de vous y connaitre !

madame musique a dit…

eh bien je sèche aussi. cela prouve une fois encore que ses références sont vastes. grâce à lui je relis le théâtre d'oscar Wilde, et j'adore. lewis carroll, et la période dada aussi. je ne m'y connaissais pas avant de faire des recherches, et j'évite de lire les comms des "fans" comme des détracteurs qui sont d'une stupidité et d'une vulgarité sans bornes. Ils feraient mieux de s'occuper de ce qui se passe à côté d'eux. ça c'est vraiment inquiétant. Manson, c'est le cirque intelligent et assumé (dans l'air du temps finalement) et ça a le mérite de donner envie parfois de gueuler dans la bonne direction, à sa propre façon et non à la sienne. c'est l'essence de son message, non?
merci en tout cas, pour vos compliments.