Hier, j'ai adopté Kesi. Je suis passée par le sitehttp://www.savetheorangutan.org.uk/
Cette fondation essaie de récupérer les orang-outans qui ont été blessés dans la forêt, leurs parents tués, ou de les extirper des mains de familles qui les détiennent illégalement, voire les maltraitent.
Un vétérinaire, des babysitters (des femmes indigènes de Bornéo) prennent soin d'eux, et surveillent leur progression dans la forêt du sanctuaire.
Pour 10 dollars par mois, environ 6 euros, on peut adopter un de ces orphelins et veiller à ce qu'il ne manque de rien grâce à cette fondation. J'ai donc fait des recherches sur le sujet et je vous ai mis deux videos pour montrer la fondation (un peu plus bas).
Limité à des aires précaires à Sumatra (Pongo p. abelii ) et Bornéo, en Indonésie et Malaisie, ce grand singe forestier ( 50 kg, parfois 90 kg ) descend rarement au sol, ce que certains chercheurs ont interprété comme une adaptation à d'anciennes interférences avec les hommes. Il y avait en 1993 entre 12 300 et 20 600 individus à Bornéo, et 9200 à Sumatra. En 1998 il en reste entre 18 et 20 500 à l'état sauvage dans le monde( AZA).
L'Orang-outan a toujours été exploité. Les hommes préhistoriques le chassaient pour sa chair, jusqu'à l'extinction localement, et à Bornéo il servait de substitut pour les chasseurs de têtes. Autrefois il sillonnait les plaines boisées du Nord jusqu’en Chine.
Dans les années 1960, les effectifs ont été décimés par les demandes de jeunes animaux pour les cirques et les zoos (la capture d'un jeune exige que l'on tue sa mère, et beaucoup meurent pendant le voyage). Malgré la protection de l'espèce, les jeunes continuent d'être capturés localement. Aujourd'hui, la principale menace est la destruction de l'habitat, notamment pour l'agriculture et les activités minières.
L'espèce suscite beaucoup d'intérêt de la part du public et des conservationnistes. Sa sauvegarde passe par la protection des habitats et la gestion des réserves. Un projet de déplacement d'Orangs-outans dans des zones protégées est en cours. D'autre part, les jeunes confisqués à des braconniers vont dans des centres de réhabilitation en vue d'être relâchés. Comme les jeunes apprennent tout de leur mère jusqu'à 6 ans, ils mourraient s'ils étaient simplement relâchés dans la forêt. Il faut donc patiemment jouer le rôle de la mère et leur apprendre la vie dans la forêt. Ces programmes sont importants au plan éducatif, et aussi parce que les Orangs-outans recueillis sont habitués aux hommes et attirent les touristes, sources de devises.
La population d'Orang-outans à été très affectée par les feux en Indonésie en 1997. Etant privé d'habitat, des dizaines de grands singes ont été abattus lorsqu'ils essayaient de se nourrir dans les plantations. Là encore les centres de réhabilitation sur l'Ile de Bornéo recevaient de nombreux bébés orangs-outans devenus orphelins.
Du point de vue de la conservation, les orangs-outangs sont extrêmement vulnérables du fait de leur taux très bas de reproduction. Les femelles ne mettent bas que dès l’âge de 12 ans et attendent entre quatre et six ans avant d’avoir un autre petit. La viabilité des populations d’orangs-outans a fait l’objet de modèles théoriques qui ont démontré qu’une très légère augmentation de la mortalité -par exemple 1 % de plus que la mortalité naturelle, qui est de 1,5 % - suffirait à faire disparaître l’espèce en 30 ans . La même analyse a indiqué que les femelles adultes sont plus fragiles. L’orang-outan est considéré comme vulnérable mais certaines de ces populations sont au bord de l’extinction. (infos recueillies sur:
http://membres.lycos.fr/sosinges/menace1.htm
Sur cette vidéo l'on aperçoit Kesi, reconnaissable car elle a eu une main quasi tranchée.
Là aussi
Actuellement, l’huile de Palme est la deuxième huile la plus consommée dans le monde : elle est utilisée comme huile de cuisine ainsi que dans l’élaboration de produits tels que le pain, les gâteaux, les sucreries, la crème glacée, les soupes instantanées, les sauces, les plats congelés et déshydratés, le lait en poudre, la margarine, etc. Par ailleurs, l’utilisation de l’huile de Palme dans les produits non comestibles est également très variée. Elle sert de matière première dans la confection de savons et détergents, dans l’élaboration de graisses lubrifiantes pour les pièces de machinerie lourde, ou destinées à la production de peintures et vernis. On utilise aussi l’huile de Palme dans la fabrication de produits cosmétiques et pharmaceutiques, ainsi que dans la fabrication de détergents biodégradables. Enfin la palme est une ressource de haut potentiel pour la production animale en milieu tropical. Depuis 7 ans, on a développé des systèmes d’alimentation animale basés sur la Palme africaine, qui utilise les produits résiduels suite à l’extraction de l’huile, ainsi que l’huile crue et le fruit entier. On est ainsi arrivé a substituer complètement le régime alimentaire de porcs à base de céréales, par un régime à base des produits de la Palme.
Enfin, les plantations de Palme africaine ont un effet dévastateur sur l’environnement. Les sols où l'on a planté de la Palme africaine deviennent par la suite totalement infertiles pour plusieurs années, puisque celle-ci vide la terre de tous ces matériaux riches en détruisant l’humus du sol. Le département du Choco en Colombie est composé de forêt tropicale humide et c’est l’endroit où l’on retrouve la plus grande concentration de biodiversité au mètre carré dans le monde, encore plus que dans la forêts amazonienne. Pourtant l’état colombien en complicité avec des compagnies multinationales meurtrières n’hésite pas à massacrer des milliers d’hectares de cette forêt pour y implanter son projet agro-industriel de Palme africaine, en plus de massacrer, terroriser et déplacer les populations qui y vivent.
Ainsi, le projet agro-industriel de la Palme africaine, qui sera destiné à l’insertion des paramilitaires démobilisés, se dit également la proposition nationale d’intégration entre les responsables des crimes et leurs victimes. Ce modèle de réconciliation forcée fait planer l’hypothèse d’une stratégie de contrôle social et de vente forcée de terres. Il semble qu’au nom du Profit on soit prêt à oublier la nécessité de Justice, et qu’en plus de faire la promotion de la loi du pardon et de l’oubli, on fasse la promotion d’un développement économique taché de sang et de misère. (infos recueillies sur oulala.net)
A propos de la situation en Indonésie
– Indonésie : de la forêt à la palmeraie
Entre 1990 et 2002, la superficie mondiale plantée de palmier à huile a augmenté de 43%. Cette croissance a eu lieu surtout en Indonésie et en Malaisie. En Indonésie, entre 1990 et 2000 la zone plantée de palmier à huile a presque triplé, passant de 1,1 à 3 millions d’hectares. En 2002, à l’issue de la crise financière de 1997 - 1999, les plantations adultes de palmier à huile atteignaient les 3,5 millions d’`hectares. Au rythme de plantation actuel, la superficie totale de ces plantations sera en Indonésie de 11,2 millions d’hectares en 2020.
La superficie totale réservée au palmier à huile ne représente pas un plafond mais une étape de l’expansion prévue (au début des années 1990, une cible de 5,5 millions d’hectares avait été définie, mais remplacée par la suite par une autre de 9,13 millions). Il est très probable que le gouvernement indonésien, que ce soit au niveau national ou local, va céder à l’intérêt dominant du secteur privé de s’engager dans le commerce du palmier, et à celui des ambitieux gouvernements locaux qui bénéficient depuis 2001 des politiques de décentralisation et d’un grand pouvoir de décision sur l’usage de la terre.
L’habitat apte au palmier à huile est, dans beaucoup de régions, celui de la forêt tropicale sempervirente des plaines. D’après les dernières évaluations des forêts permanentes, non publiées officiellement, la superficie forestière susceptible de conversion est passée de 8 millions d’hectares en 2000 à 14 millions en 2002. L’Institut indonésien de recherche sur l’huile de palmier (IOPRI) estime que 3% des plantations de palmier à huile ont été établies dans la forêt primaire et 63% dans la forêt secondaire et les fourrés. Donc, suivant les données de l’industrie, 66% des plantations productives actuelles de palmier à huile ont impliqué le changement d’affectation des forêts.
Pourtant, le rythme véritable de plantation en Indonésie est loin de correspondre à celui des concessions faites par le gouvernement. Sur les 7,2 millions d’hectares alloués durant les années 1990, seuls 530 000 ha (7,5%) ont été effectivement plantés en 2002. Ceci est dû en partie à la crise monétaire de 1997 - 2002, pendant laquelle très peu d’entreprises pouvaient se permettre d’obtenir des crédits pour lancer leurs programmes de plantation. D’autre part, beaucoup d’entreprises censément huilières s’intéressent aux arbres à bois plutôt qu’à leurs projets de plantation. Entre 70 et 80% des nouveaux projets de palmier à huile sont situés dans des forêts possédant un stock considérable d’arbres, dont la vente représente un avantage de départ pour les entreprises. Après avoir pris le bois, beaucoup d’entre elles abandonnent tout à fait le projet initial. Ainsi, environ 800 000 ha de forêts défrichées pour l’installation de plantations de palmiers ont été abandonnés dans la province de Jambi. De même, dans le district de Landak au Kalimantan oriental, 300 000 hectares ont été abandonnés.
Des observations sur le terrain ont indiqué que beaucoup de plantations indonésiennes de palmier à huile ont été établies dans des régions qui, de toute évidence, étaient boisées jusqu’au moment de leur changement d’affectation.
À Sembuluh, au Kalimantan central, l’entreprise Kerry Sawit Indonesia (subsidiaire de la société Perlis Palm Oils Berhad, basée à Sabah) va commencer maintenant ses opérations et planter 17 200 hectares de terre. À l’intérieur de cette étendue il y a encore 7 500 ha de forêt et de jardins forestiers que les membres de la population locale veulent désespérément voir protégés contre cette conversion. La zone boisée est une des dernières de la région du lac Sembuluh, et elle est complètement entourée de propriétés produisant des palmiers.
À Muara Wahau, au Kalimantan oriental, une entreprise subsidiaire de SMART (Sinar Mas) a transformé quelque 2 500 ha de forêt primaire en plantations de palmier à huile. La forêt de la plaine dans la région concernée était l’habitat de l’orang-outan, une espèce menacée qui est protégée en Indonésie.
À Riau, Sumatra, une subsidiaire du groupe Indonesian Indofood Suksus Makmur (Gunung Mas Raya) est en train de défricher la forêt de tourbière, y compris une partie qui serait au-delà des limites de la concession. Si tel était le cas, il y aurait là une contravention de la politique d’un des principaux investisseurs, l’ING des Pays-Bas, qui s’oppose à financer la conversion illégale de forêts.
L’analyse des cartes satellitaires dressées par les ONG indonésiennes Sawit Watch et Amis de la Terre Indonésie (Walhi) montre que les plantations de palmier à huile sont passées de 3 000 hectares en 1994 à 94 000 ha en 2000 autour du Parc national du lac Sentarum, au Kalimantan oriental. Dans la même période, la superficie boisée totale est passée de 528 300 à 323 000 ha.
Autour du mont Meratus, au Kalimantan du Sud, 43 000 ha de forêt ont été transformés en plantations depuis 1994 ; la superficie totale plantée est ainsi passée de 86 000 ha à 129 000 ha, tandis que les forêts entourant le mont Meratus diminuaient de 1 337 000 à 987 000 ha.
Les cartes et les témoignages laissent fortement supposer que des plantations de palmier à huile ont été développées aussi dans plusieurs zones tampon (destinées à un usage de faible intensité) à l’intérieur d’autres parcs nationaux, dont ceux de Tanjung Puting, Bukit Tiga Puluh et Gunung Leuser.
Les plantations de palmier à huile ont provoqué non seulement une déforestation galopante mais la mort de douzaines de personnes qui ont été tuées dans des conflits sur la propriété foncière et le travail ; en outre, des centaines de morts peuvent être attribuées aux impacts de l’expansion du palmier à huile sur l’environnement.
Cette expansion détruit les écosystèmes, la faune et la flore dans une des régions les plus riches en biodiversité du monde. Elle détruit également le mode de vie des peuples autochtones, leur autodétermination et leur culture.
Le travail dans les plantations est en général mal payé, fortement dépendant de l’employeur dans tous les domaines de la vie et constamment exposé au danger et à des conditions mauvaises pour la santé. Les inégalités entre les différents types de travail (journalier ou permanent, hommes ou femmes) sont partout rapportées. L’utilisation de pesticides constitue une véritable menace pour la santé des travailleurs (qui sont surtout des femmes) dans toute la région. Les plantations appartiennent au secteur économique du pays le plus soumis aux conflits. La plupart de ces conflits découlent des problèmes fonciers et de la faible protection légale dont jouissent les communautés locales.
En somme, les plantations de palmier à huile ont en Indonésie un coût écologique et social extrêmement élevé. Ce coût, souvent difficile à traduire en devises fortes, inclut la destruction de la forêt tropicale, la perte de biodiversité, les pratiques illégales, les conflits sur la propriété de la terre, la violation des droits humains et le travail, le traitement injuste des petits propriétaires, l’écroulement des pratiques culturelles autochtones et l’exposition des économies locales vulnérables aux caprices du marché mondial.
Extrait de : «Greasy Palms. The social and ecological impacts of large-scale oil palm plantation development in Southeast Asia», mars 2004, Eric Wakker, AIDEnvironment, en collaboration avec Sawit Watch Indonesia et Joanna de Rozario, pour FoE (friends of the earth)
(infos recueillies sur le site World Rainforest Mouvement http://www.wrm.org.uy/
Voilà. A présent je voudrais adopter un loup avec WildlifeDefenders. Ils ont un programme du même genre pour les louveteaux dont les parents lors de la chasse en avion. Pfff...On y arrivera jamais :(












