samedi 10 mars 2007

le piano: oeuvres travaillées par moâ

Je ne vais pas citer ici mes pianistes et mes oeuvres préférés, je préfère vous faire partager les moments que je passe régulièrement depuis l'âge de 13 ans à observer, écouter, analyser, une partition ou pas à la main, les oeuvres que j'aime travailler, et celle que je voudrais découvrir. C'est ma façon à moi de continuer à apprendre et cela s'est avéré souvent très stimulant lorsque je me sentais découragée ou même d'humeur paresseuse.


Sonate n°3 de Prokofiev par Emil Gilels
Cette sonate, très difficile à jouer techniquement, alterne passages lyriques et folie rythmique dans une sorte de course en avant. J'avais joué cette oeuvre lors de mon 3e concours international (CMF) et avais été très surprise d'être prise en finale grâce à cette oeuvre, que je ne maîtrisais pas totalement. Une jeune pianiste était venue me féliciter, à la fin de mon passage. Cependant je n'ai pas osé la mettre au programme de ma médaille. Mon professeur m'en avait d'ailleurs dissuadée. Avec le recul je me dis que j'aurais peut-être dû essayer...


Prélude op.24 en Ré majeur de Serge Rachmaninov interprété par Dimitri Sgouros J'ai travaillé cette petite pièce avec Bernard & Elena, et j'ai progressé grâce à elle, à tous points de vue. Il ne faut penser qu'à conduire la mélodie le plus librement possible, en prenant son temps pour les ronces musicales qu'il a su tisser tout autour.

Horowitz Moscow - Schubert -Impromptu en si bémol majeur
Le premier concours que j'ai passé, je n'en menais pas large, mais ça a passé. Je le retravaille régulièrement, il est plaisant et apprécié du public. Une des plus belles oeuvres pour piano de Schubert, à mon sens, très "style", et parmi les plus accessibles.


Jeux d'eau Ravel Argerich
Tout le monde devait travailler cela pendant mes années marseillaises au Conservatoire...pour moi c'était assez angoissant, je n'étais pas à l'aise dans ces oeuvres "aquatiques", des doigts trop nerveux et pas assez de respiration, une pédale trop lourde, je le relis avec plaisir maintenant, sans le stress.


Vladimir Horowitz - Chopin - Ballade n°1 en Sol mineur
Magnifique ballade, qui m'a fait obtenir mon diplôme de fin d'études à marseille, j'ai encore l'enregistrement quelque part, le jury l'a entendue 80 fois, je crois, un truc de fou...je ne m'en suis jamais lassée, c'est tellement romantique et en même temps, une écriture très originale, presque improvisée...lorsque je suis entrée en médaille, un membre du jury est venu me voir, que je reconnaissais vaguement, et m'a dit qu'il se souvenait encore de moi ce jour-là...il faut dire que Mr Barbizet m'a énervée avant que je joue, et je l'en remercie encore aujourd'hui. Parce qu'à l'époque, j'étais tellement timide et complexée que je m'excusais presque de jouer...


Jorge Bolet - Chopin - Ballade N°4 en Fa mineur
merveilleux pianiste. le finale, c'est comme dans la pub: "je l'aurai, un jour, je l'aurai..." c'est pas gagné, c'est sûr...bon, ben, en attendant, va travailler, feignasse!


Richter - Chopin Etude Op 25 No 11 Rhalalaaa...le pied. je vais la retravailler avec Bernard en avril, gasp! mais c'est un bon baromètre pour voir où l'on en est.


"grosse Sonate" en Fa dièse mineur de Robert Schumann, par Vanessa Wagner
cela fait trois fois cette année que je reprends cette sonate, écoutez le 1er mouvement, c'est très beau...

Et voilà le finale, un de morceaux préférés...enjoy!
la Sonate n°27 en mi mineur de Ludwig Van Beethoven, 1815 (il la joue bien, hein?) elle est très belle, et commémore le mariage du comte Moritz von Lichnowsky avec une actrice, (en dépit des réticences de sa famille). Ce premier mouvement étant intitulé "combat entre la tête et le coeur" (mais il ne l'a pas écrit sur la partition).

2 commentaires:

br'1 a dit…

Eh, si tu n'as pas écrit le nom de l'interprète, c'est que... serait-ce toi?

madamemusique a dit…

la honte sur moi, j'avais oublié le titre et l'interprète, heureusement que je t'ai. ce doit être l'émotion.