mardi 16 octobre 2007

DEAD CAN DANCE

Dead Can Dance est un groupe Britannico-Australien formé en 81 à Melbourne (Australie) composé principalement de Lisa Gerrard et Brendan Perry. Le groupe s’est séparé en 98 et s’est retrouvé récemment pour une tournée mondiale (en 2005).
La musique de ce groupe a été classée Dark Ambient/Gothique. Au départ le groupe est issu de la scène Cold Wave (courant musical célèbre dans les années 80) dérivé de la New Wave, mais qui en accentuait le minimalisme et le caractère froid, sombre. Cependant pour beaucoup elle est inclassable, tant elle a évolué et absorbé de multiples influences (classique, médiéval, world). Ce qui pourrait passer pour gothique, c’est le sens de l’atmosphère mystérieuse créée, et le goût de l’expérimentation, le côté atemporel aussi.
Le groupe fait partie du label indépendant 4AD, bannière sous laquelle on retrouve Bauhaus, Cocteau Twins, ou The Pixies.
Le nom du groupe évoque un masque aborigène macabre (rituels de Nouvelle-Guinée) qui symboliserait la capacité des choses inanimées à s’animer. Leur création est avant tout une expérience esthétique et poétique au cœur du « Spleen et de l’Idéal ». La tristesse face à la beauté de la nature, la brièveté et l’absurdité de l’existence humaine, l’évocation du souvenir, la quête de l’œuvre d’art comme le lien avec le divin sont des thèmes récurrents dans leur musique.

Lisa Gerrard a vraiment un look hors monde, hors temps , avec sa robe longue blanche, ses cheveux blonds noués en tresses comme une couronne, semblable à une prêtresse antique. Sa posture très statique lorsqu’elle joue des instruments anciens comme le yangqin (cithare sur table) et cette voix lyrique, grave et profonde, rappelant les voix d’Europe Centrale, qui plane au-dessus des instruments métalliques aux sonorités exotiques. Ses complaintes en langue inventée, ses textes au caractère ésotérique ou mystique, et les textes en anglais mélancoliques et sombres de Brendan Perry donnent une atmosphère étrange à cette musique. Ils chantent rarement ensemble, mais plutôt chacun leurs morceaux. Cela donne une dimension et une vision supérieure à leur musique.
« le silence est tellement important quand tu travailles, tu dois avoir des moments où tu n’entends rien, juste pour réfléchir à ce que tu as déjà fait. Sinon tu traumatises ta relation avec le morceau sur lequel tu travailles » (L.Gerrard).

La plupart de leur musique n’a pas été enregistrée. Ils préfèrent créer en live leurs pièces, en faisant évoluer la musique spontanément sur scène. Bien qu’ils aient une structure de base, ils disent encourager leurs musiciens à improviser selon ce qu’ils ressentent à un moment donné. Un dialogue se crée ainsi sur scène. « C’est très important pour nous en tant que créateurs, de décrire instantanément toute énergie qui devient visible à ce moment-là » (L.Gerrard).
« Il y a des morceaux que je ne pourrai jamais enregistrer, parce que je ne veux pas les emprisonner. Je veux qu’ils soient sujets à développement. Dans un sens ils vous montrent où vous en êtes musicalement à ce moment, et cela vous révèle à vous-même » (L.Gerrard, 93, entretien à Montréal).
« la musique est elle-même le guide. Je suis la ligne émotionnelle contenue dans la musique, je ne sais pas clairement où je vais. Dans un sens expérimental je me retrouve au milieu d’une jungle et essaie de trouver mon chemin jusqu’à chez moi ». (B.Perry).
Les deux musiciens disent avoir étudié des disciplines ou traditions spirituelles qui les ont inspiré dans leur travail.
Vous pouvez trouver des lyrics ici (lyricsfreak.com)

2 commentaires:

yepa a dit…

coucou mon amie , je viens a ton école , et je me passionne pour ce que je ne connaissais pas , merci a toi ma belle , passe un très doux week , gros bisous , yepa

Anonyme a dit…
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