mardi 17 avril 2007

comment mettre de la musique sur son blog


Avec radioblog (cliquer sur ce lien, sinon, aller dans google et taper "radioblog. On peut s'inscrire (pseudo et mot de passe), il faut entrer sa recherche (par exemple sonate), en cliquant sur les flèches, on peut écouter dans un petit lecteur situé à droite (quelquefois ça ne marche pas, le son n'est pas toujours bon, donc il faut tester d'abord). Si on veut le mettre sur son blog, il suffit de le redécorer (couleurs) pour le personnifier, puis de copier (sélectionner, clic droit, copier) le code source. Ensuite il faut retourner dans sa propre page, la mettre en html (modifier le code html), le coller (clic droit, coller) et voilà! il est dans la page!

Avec Dailymotion ou youtube, (cliquer sur le lien, ou aller dans google et taper l'un ou l'autre), on peut mettre un lien ou un lecteur dans son blog. en haut on tape sa recherche (essayons schubert par exemple), puis OK ou Search, la liste des vidéos disponibles s'affiche, en cliquant dessus, on a la possibilité de copier le lien, ou de copier le code source et d'exporter ainsi la vidéo dans son propre blog. dans Dailymotion, on peut réduire ou agrandir la taille de la vidéo, dans youtube on ne peut pas. Par contre, youtube est mieux achalandé au niveau de la musique savante, je trouve.

Dans la page, on peut le mettre à gauche, à droite, ou au centre selon ses préférences. Voilà une façon de rendre ses pages attractives et de montrer les instruments, les dispositions chorales ou instrumentales, les musiciens, etc.

sinon dans le site symphozik (le lien est dans le site de madame musique , colonne de droite) il y a des liens intéressants vers des fichiers midi entièrement gratuits et des mp3.

A votre service...

lundi 16 avril 2007

johannes Bobrowski (1917-1965)

Jim, ces extraits sont pour toi spécialement. J'ai sélectionné ceux qui me touchent particulièrement, étant une accro de la poésie appelée (parfois à tort) "naturlyrik" en allemagne (c'est un allemand de l'Est). Ces textes sont extraits du recueil "Signes du temps".

EXPERIENCE

Dans la caverne,
croix et poisson,
des signes écrits sur la paroi.

La procession des hommes
s'enfonce dans la terre.
Le sol se voûte,
herbes, verdâtres, ayant poussé
au travers d'un buisson.

Contre ma poitrine,
le fleuve se lève,
la voix de sable:

ouvre-toi
je ne peux pas passer
tes morts en moi
dérivent.

MARCHANT SUR LE RIVAGE

Comme toujours
sur le pays des roseaux
la flamme de midi, sur
la dune
toujours pas
de bruissement des cygnes, toujours
l'herbe a soude
sans bruit,
les mains dans le sable.

Lorsque la constellation survole
le Sund,
de la glace sur les ailes,
les forêts faites de voix de grillons
submergent
les solitudes,
adressent les discours de leurs bouches creuses,
en bas, à la mer –

je t'entends venir, tu sors
de tes ombres, rejettes
de ton épaule le fardeau
de bois inondé, un feu
s'échappe de ta main.

je te demanderai:
Quel est mon nom?
Où suis-je?
Combien de temps encore
resterai-je ici?

ALIENATION

Le temps
rôde
en habits
de bonheur
et de malheur.

Qui est dans le malheur
parle avec la voix claquetante
des cigognes, les cigognes
l'évitent: noir
son plumage, ombre ses arbres,
là est la nuit, ses chemins
vont, dans l'air.

Je ne sais pas si tu y verras le rapport avec White, mais j'ai pensé à ce merveilleux poète qui parle de choses naturelles en apparence, mais décrit la spiritualité, l'émotion, le souffle de la vie même derrière les barreaux mieux que personne. Et ça m'impressionne...

dimanche 15 avril 2007

ce que je travaille en ce moment

La sonate "Waldstein" en Ut Majeur n°21 de Beethoven

Le premier mouvement

la suite

le 3e mouvement

faites pas attention, je vais travailler çà, maintenant, alors j'ai stocké çà, pour regarder de temps en temps.

Les "Variations Abegg" de Schumann en Fa Majeur.

Je regarde ça aussi de temps en temps, je viens de les reprendre en Avril avec Bernard, c'était pas trop mal, mais je voudrais les maintenir en forme et me calmer, parce que je trouve que je le joue un peu trop nerveusement...

j'ai déjà entendu plusieurs versions de ces oeuvres, mais j'aime bien regarder jouer les autres aussi.

mardi 10 avril 2007

quand j'étais petite...

j'étais souvent malade...j'aimais la solitude...
mon grand-père s'occupait de moi (maman est fatiguée) il chantait parfois, mais ne parlait jamais beaucoup... ses silences étaient une sorte de musique lente.
je rêvais beaucoup et j'aimais bien chanter (collargol par exemple, et la chanson de belle et sébastien dont j'étais amoureuse). j'aimais bien aller à l'église et entendre le choeur (je me faisais disputer parce que je regardais en l'air, la tête tournée vers les chanteuses). j'ai arrêté de croire plus tard parce que ceux qui disaient croire en dieu étaient racistes dans mon entourage.

à 4 ans j'ai su lire et l'année suivante on m'a envoyée à l'école (j'ai détesté). ma bête noire était la division, et avec le recul je comprends mieux pourquoi...
j'aimais lire (les contes d'andersen, ceux de perrault, enfin tous les contes).
Avec ma soeur on avait inventé un langage, mon pépé nous construisait des maisons, une école, un hôpital (avec des matériaux récupérés sur les chantiers) et on avait une ville entière dans la chambre, avec nos poupées, où ma petite soeur venait timidement (alors qu'on l'adorait).
Je voyais ma grande soeur en souffrance souvent, et je pleurais quelquefois en silence. Mon père était très sévère, surtout avec elle.

Tout était inquiétant et trop grand. Je me suis souvent réfugiée dans le rêve, jusqu'à ce que je commence le piano, à 7 ans. Le rêve éveillé.
Nos voyages en angleterre chaque année étaient fascinants, je me sentais comme dans mon second pays. j'ai toujours ces odeurs des maisons anglaises en moi...
ma mémé aimait rire, avec ses soeurs elles parlaient un mélange de langues (italien, arabe), j'aimais cette musique joyeuse et désordonnée...elle racontait des secrets aussi, mais chut!

à 8 ans je découvre le monde merveilleux des garçons, les billes, les soldats, les masques africains gravés dans les arbres, les virées en vélo, les prises de risque, mais aussi les bisous...
toutes ces années d'enfance le piano m'accompagne, et toutes ces musiques que nous fait écouter papa...le classique, l'opéra,mais aussi cat stevens, leonard cohen, les beatles, et bob marley, entre autres... je ne sais pas encore à quoi çà sert, j'aime, c'est tout.

la mer est là, elle m'appartient. Tous les étés je la sens glisser lentement comme une salive entre mes joues, c'est le moment d'aller se baigner...je rêve que je sais nager, et le lendemain je sais...

je me sens toujours entre deux mondes aujourd'hui, un peu étrangère. Je regarde les gens comme autant de pays étrangers à explorer. le monde de l'enfance est merveilleux. mais pour rien au monde je ne retournerais en ce pays.